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L’histoire de Sarah

by Rebecca Chen

Sarah est une membre de Starling qui a reçu un diagnostic de dépression et qui voulait témoigner de son cheminement comme personne vivant avec un trouble de santé mentale. Il s’agit d’une histoire de soutien, d’amélioration et d’espoir. Nous encourageons tous les membres de Starling qui souhaitent raconter leur histoire à le faire. Vous pouvez nous joindre ici

 

« J’ai reçu le diagnostic de dépression lorsque je faisais mes études en enseignement à l’université. Je n’arrivais tout simplement pas à me sentir bien et je ne savais pas pourquoi. Depuis – j’ai maintenant 40 ans –, j’ai vécu des phases dépressives, sans accepter vraiment ce que j’avais : une maladie grave.

L’année dernière, j’ai réellement souffert et en octobre, j’ai dû prendre congé du travail. J’étais dans une profonde dépression. Je ne pense pas pouvoir l’imputer à une seule cause. Elle était due en partie à l’école, en partie à mes relations. Une autre raison importante était le fait d’être dans une petite communauté où tout le monde se connaît.

La dépression se traduisait par une réaction physique à tout ce qui m’entourait. Je n’arrêtais pas de pleurer et je me sentais désespérée. Je le ressentais dans tout mon corps. Quand vous en arrivez là, vous savez que vous avez besoin d’aide ou vous risquez de vous faire du mal. Je suis vraiment contente d’avoir demandé de l’aide.

 

Les défis associés à la vie avec la dépression

Il est extrêmement difficile d’affronter les préjugés liés à la santé mentale dans une petite communauté. Ce n’est pas facile non plus de passer inaperçue, surtout lorsqu’on enseigne au secondaire. Vous pouvez imaginer les rumeurs qui ont circulé à mon sujet lorsque j’ai pris congé au travail. Et lorsque je suis revenue au travail, les gens pensaient que j’avais déménagé.

Une partie de moi voulait fuir cette situation et déménager le plus loin possible. J’étais toujours inquiète à l’idée que quelqu’un puisse me voir lorsque je me rendais dans une clinique psychosociale. C’est arrivé une fois, alors que certains de mes élèves sont passés devant la clinique où je consultais un spécialiste. Ils m’ont clairement vue, assise dans la salle d’attente. Cela a engendré en moi une réaction de lutte ou de fuite.

J’ai vraiment dû apprendre à me convaincre que les gens n’allaient pas réagir aussi mal que ce que je l’imaginais. J’ai reçu de très bons conseils de la part de médecins et de spécialistes qui ont simplement dit : « Vous savez quoi, cela ne regarde personne et vous n’avez pas à vous justifier si vous n’en avez pas envie. » Cela m’a beaucoup encouragé à dépasser cette étroitesse d’esprit. J’ai compris que peu importe l’endroit, il y aura toujours quelqu’un pour vous juger.

 

L’importance de trouver du soutien

Je vis à Tumbler Ridge, et je trouve que les ressources sont meilleures ici et plus personnalisées que dans une grande ville comme Vancouver. Même si je n’ai pas de famille ici, l’école et le système de santé sont comme une deuxième famille. Cela a fortement contribué à me donner le sentiment que l’on s’occupait de moi et qu’on me soutenait. Mes collègues de l’école où j’enseignais me contactaient régulièrement pour s’assurer que j’allais bien.

Le système de soins de santé était également fantastique. J’ai un médecin de famille qui connaît mon histoire et toutes mes données médicales sont dans le système informatique. Ils savent si je suis allée voir un spécialiste et les médicaments que je prends. Ils m’ont également orientée vers un psychiatre et un conseiller pour que je n’aie pas à payer pour une thérapie. Mon conseiller m’a recommandé de participer à une thérapie comportementale dialectique de groupe gratuite à l’unité de santé mentale. Nous nous sommes vus une fois par semaine pendant six mois, et cela m’a semblé vraiment utile.

Maintenant, même si je suis de retour au travail, je bénéficie toujours du soutien des professionnels de la santé qui m’accompagnent depuis le début de mon cheminement.

 

Mes outils de bien-être mental

J’ai appris une technique au cours d’une thérapie de groupe nommée thérapie comportementale dialectique. Il s’agit d’être attentif à vos pensées. Lorsqu’elles sont négatives, j’ai appris à les laisser passer au lieu d’essayer de les changer. D’autres éléments que j’ai trouvés utiles sont le discours intérieur positif, la visualisation, le yoga et d’autres sortes d’exercices, ainsi que l’utilisation de l’application Headspace pour prendre le temps de méditer. Je fais toutes ces petites choses pour me créer une routine de bien-être.

Je me suis également inscrite au programme Starling Minds, grâce auquel je pouvais voir des commentaires partagés par d’autres membres au sujet de leurs expériences. La première fois que je me suis connectée à Starling, j’étais tellement submergée par l’émotion que je me presque mise à pleurer. Le fait de voir des gens dans la même situation que moi, qui disaient les mêmes choses et qui vivaient les mêmes difficultés que moi, m’a fait prendre conscience que je n’étais pas seule.

 

Qu’est-ce que j’aimerais raconter à d’autres personnes aux prises avec des troubles mentaux?

La chose la plus importante que je veux leur dire est la suivante : ne fuyez pas vos problèmes ou n’essayez pas d’y échapper dès que les choses se compliquent. De nombreuses personnes m’ont conseillé de déménager, mais je suis heureuse de ne pas l’avoir fait car j’ai compris que mon réseau de soutien se trouvait ici.

En tant qu’enseignante au secondaire qui a appris à composer avec sa propre santé mentale, je pense pouvoir reconnaître les signes et parler à mes étudiants en faisant preuve d’empathie et de compassion. Je ne dis pas que je peux résoudre leurs problèmes, mais je peux certainement les écouter et leur offrir un soutien. Comme je suis passée par là, je comprends mieux ce que vis un étudiant et à quel point cela peut être déroutant. Cela fait du bien lorsque des gens reconnaissent votre souffrance.

Mon principal conseil pour soutenir un proche qui souffre de troubles de santé mentale est de savoir être à l’écoute. N’essayez pas de trouver une solution, écoutez simplement et apportez tout le soutien que vous pouvez. Tout le monde est différent et le processus vers une amélioration peut être rapide ou prendre du temps. Le simple fait d’avoir des gens avec qui je me sens assez à l’aise pour leur exprimer mes pensées m’a beaucoup aidé. Je les encouragerais aussi à demander de l’aide auprès d’un fournisseur de soins de santé. Cela leur permet de savoir qu’ils ne sont pas seuls dans leurs difficultés.

L’aspect positif est qu’il y a tellement de choses extraordinaires qui sont mises en place pour réduire la stigmatisation liée à la santé mentale! Il y a des événements caritatifs, et on apprend même aux enfants ce qu’est la pleine conscience afin de les aider à réduire leur anxiété. Cela n’existait pas il y a cinq ou dix ans.

Il y aura toujours des dénigreurs qui pensent que la dépression est un problème qu’il suffit de traiter et que par la suite, tout est réglé. L’important, c’est d’être conscient que ces personnes existent vraiment. Et qu’il s’agit juste d’un manque de compréhension et d’éducation. J’aimerais aider à faire évoluer les mentalités sur la santé mentale!

About the Author

Rebecca Chen

Rebecca is Starling Minds' Community Manager. She is passionate about normalizing the discussions around mental health by creating a safe space to bring people together in support of one another.

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